Il est souvent très difficile pour une femme, plus rarement un homme, de prendre conscience des faits de violences conjugales. Et si cela est déjà fait, d’agir.

Des instincts de survie qui se mettent en place.

La plupart du temps les victimes minimisent les violences qu’elles subissent pour résister psychologiquement tant elles sont difficiles à supporter !

Cela est normal.

Si vous êtes une victime de violences conjugales, (homme ou femme), vous ne devez surtout pas vous culpabiliser au prétexte que vous n’arrivez pas à quitter votre partenaire.

Personne ne peut vous juger. La réalité est souvent bien plus complexe que cela n’y paraît.

Vous devez malgré tout vous poser la question de la dangerosité de l’auteur et des risques.

N’attendez aucun changement de sa part. Vous risqueriez d’aggraver le danger auquel vous êtes déjà exposé.

Ne pas prendre de risque.

Ne vous mettez surtout pas en danger.

Ne sur-réagissez donc pas à l’occasion de disputes par exaspération, surtout si vous savez qu’il ou elle peut passer à l’acte !

N’hésitez pas à contacter la police si l’auteur des violences se trouve menaçant !

La loi vous protège et un suivi psychologique ou une écoute si vous préférez peut vous aider à y voir plus clair, vous libérer et peut être vous aider à quitter votre partenaire violent.e.

Pourquoi il peut être difficile de réagir ?

Le fait que vous ne réagissiez pas peut être lié à une sidération…

Vous n’arrivez toujours pas à croire qu’il ou elle a été capable de ça (..)., à digérer ce qu’il vous arrive ?

Vous vous sentez être comme un bois mort sans vie, incapable de prendre une décision ? bref vous êtes en détresse !

Tout ce que vous pouvez ressentir est normal et personne encore une fois n’a le droit de vous juger.

L’essentiel est d’accepter de l’aide, de ne pas rester isolé.e, et surtout, et de ne pas vous mettre en danger.

Ne sous-estimez pas le risque qui pèse sur vous et préparez votre départ…

Rassemblez vos documents.

Rassemblez toutes vos pièces administratives, médicales dont vous pourriez avoir besoin un jour.

Si besoin, par ce que vous avez peur que votre agresseur.se les déchire, donnez – les à un.e ami.e, une association près de chez vous.

Faites en sorte de conserver les éléments qui pourront vous servir à l’occasion d’une procédure.

Ne croyez pas votre partenaire quand il/elle vous fait croire que vous perdrez vos enfants, vos droits….ce n’est pas vrai !

Vous avez le droit de quitter votre domicile conjugal avec vos enfants…

Préparez votre départ, renseignez-vous.

Renseignez – vous…vous pouvez vous en sortir.

Dans chaque département vous pouvez bénéficier d’une aide par des associations, des assistantes sociales. De nombreux.ses avocat.es prennent l’aide juridictionnelle si vous n’avez pas de revenus.

Agissez selon votre rythme s’il vous faut du temps, et surtout, n’ayez pas honte, n’ayez pas peur d’être jugé.e car les professionnels qui traitent de ces dossiers savent ce qu’est une victime de violences conjugales…et personne ne vous jugera jamais.

Appelez le 39 19 qui vous orientera vers l’association proche de chez vous !

Des permanences gratuites d’avocat.e.s sont tenues près de chez vous…renseignez vous !

Vous pouvez porter plainte dans n’importe quel commissariat ou gendarmerie.

Louisette MARET – TIOUCHICHINE

LAISSER UN COMMENTAIRE

Merci d'entrer votre commentaire
Merci d'indiquer votre nom ici